09.06.2010
Bonjour et bienvenue
Je suis Béatrice conteuse relationelle-sophroconseillère-psychomotricienne-éducatrice spécialisée.
Passionée par le conte et les rencontres, j'ai la joie et la chance d'allier mes passions au quotidien !
En effet, depuis août 2005 par la création de l'asbl "SOURCES d'HARMONIE" je vis intensément chaque rencontre contée dans l'échange et le partage !
Ce blog est pour moi l'ocasion de vous partager mes écrits et ma pratique.
Vous désirez mieux me connaître, rejoignez-moi "sur les pas d'une conteuse" vous y découvrirez qui je suis vraiment et mes propositions d'animations.
Vous souhaitez me lire, rien de plus simple, découvrez"contes pour tous moments de vie".
Vous souhaitez me contacter, me faire part de vos impressions ou me proposer une animation, envoyez moi un couriel à: sh-beatrice@skynet.be
Merci à vous de prendre le temps de me lire !
BELLE BALADE AU PAYS DES CONTES !
Au plaisir d'une autre rencontre
Béatrice
12:26
Écrit par Sources d'harmonie a.s.b.l.
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Sur les pas d'une conteuse...
Depuis mon enfance, le conte m'accompagne dans mon chemin de vie.
Petite, le conte était un compagnon magique me permettant de m'évader du quotidien et de comprendre les pourquoi et les comment !!!
Adolescente, dans le cadre de ma formation et de mes loisirs (éducatrice spécialisée, psychomotricienne, animatrice de mouvements de jeunesse), il a été un lien, un outil d'animations pour enfants (lecture à haute voix, marionnettes, improvisation d'histoires au coucher).
Sophrologie et conte : une complémentarité harmonieuse
Dans le cursus de ma formation en Harmonie Vitale par la Sophrologie, j'ai découvert la passion de l'écriture (conte thérapeutique).
Et c'est comme par enchantement que j'ai introduit le conte et les métaphores dans mes ateliers.
Toujours en éveil, la conteuse s'envole lentement, tel un papillon.
Cet engouement se faisant de plus en plus grand, j'ai suivi des formations en art du conte avec: Stéphane VAN HOECK, Joël SMET, Diane-Sophie GEERTS, Claudine HARTS.
Farfouillant avec l'aide de proches en bibliothèque ou en médiathèque, effectuant des recherches sur Internet, j'aime découvrir, entendre, écrire de nouveaux contes. J'assiste aussi régulièrement à des balades ou spectacles d'autres conteurs.
Depuis l'été 2003, je conte et raconte pour un public familial :
- balades
- veillées
- anniversaires
- rencontres mensuelles en maisons de repos
Depuis le printemps 2008, j'anime également chez les plus petits en école maternelle (jeux de langage, développement de l'imaginaire).
Conter, c'est avant tout relater et rencontrer
Quel que soit le contexte et l'environnement, le conte est pour moi, essentiellement un prétexte à la rencontre, à l'échange, au dialogue.
Les thèmes abordés sont :
La nature, l'amour, l'amitié, l'épanouissement de soi. A cette fin, je choisis des contes d'animaux, contes merveilleux, contes du monde, légendes d'ici et d'ailleurs...
Les contes peuvent aussi correspondre au thème travaillé dans l'institution ou faire l'objet de demandes particulières.
Propositions d'animations :
- Ø Balades contées «balades pour petites et grandes oreilles»
Ensemble nous enfilons nos bottes de sept lieux et nous sillonnons au gré des chemins de traverse et de notre patrimoine naturel (parcs, forêts, domaines).
Chaque balade est agrémentée de contes et/ou légendes inspirés par le site.
- Ø Veillées contées, veillées à thème :
Il était une fois autour du monde !!!,
« Halloween, même pas peur »
Noël (le Noël du monde entier, Noël, où es-tu ???)
Les arbres m'ont dit..., la naissance des quatre saisons
Contes d'amour et d'amitié !!!...
Ces thèmes peuvent également être abordés en balades.
- Ø Rencontres mensuellesou régulières en maisons de repos et de soins ou autres institutions résidentielles
Les contes et histoires permettent aux personnes de s'évader du quotidien, de replonger dans les souvenirs d'enfance et d'antan ou de rêver tout simplement.
Contes choyés par les participants : contes des quatre saisons, contes merveilleux, les grands classiques : Le loup et les 7 chevreaux, Peau d'âne, les contes de fées, les légendes de chez nous, ...
- Ø Animations ludiques pour enfants:
Contes, comptines, ritournelles, rengaines...
Jeux de rythme, de langage...
Phases d'écoute, de participation des enfants, interactions entre la conteuse et les enfants (phrases à terminer, fin d'histoire à créer..).
Contes proposés : contes « du pourquoi et du comment »
Contes et histoires pédagogiques (peur du noir, grosse colère...)
Contes merveilleux...
Les contes peuvent compléter le thème travaillé en classe par l'institutrice (sujet annoncé à l'avance).
Les prix des animations varient en fonction du nombre de participants. Toutefois, pour des demandes précises, un prix forfaitaire est à convenir.
Conteusement vôtre
11:50
Écrit par Sources d'harmonie a.s.b.l.
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08.06.2010
Pour nous le conte c'est...
Le conte source d'épanouissement...
"Conter, c'est avant tout relater et raconter.
Quelque soit le contexte et l'environnement, le conte est pour nous essentiellement un prétexte à la rencontre, à l'échange, au dialogue".
Le conte rassemble, crée des liens, fédère des projets collectifs, mais aussi individuels. Chacun s'y retrouve, s'identifie, s'y projette pour puiser en lui des atouts.
Le conte, une source de plaisir dans l'écoute et la partage.
22:06
Écrit par Sources d'harmonie a.s.b.l.
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03.02.2009
La longue nuit de Julie
C'est la nuit, tout est noir, tout est gris.
Dans la maison tout est calme, Pas un bruit, Pas un son, tout le monde dort.
Soudain, Julie s'éveille en sursaut, elle entend un bruit grrragrrragrrragrrraaa !!!
Julie écoute encore, grrragrrar grrragrrraaah.
La voilà assise dans son lit, son petit cœur bat très vite, ses mains se serrent, elle a les yeux grand ouverts.
Elle écoute grragrraa grragrra.
Julie appelle doucement « maman, maman », dans la chambre d'à côté, pas un bruit. Julie appelle encore « maman, maman », pas de réponse, Julie n'ose pas crier, elle soupire, allume la lampe de chevet, grragrra grragrrra...
D'un bond julie saute sur ses pieds et court dans la chambre de ses parents, ils dorment, Julie tremble de peur, de froid...
Elle se glisse dans le lit, tout contre maman.
- « Julie que fais-tu ? ».
- « Il y a du bruit dans le grenier, je crois qu'il y a un monstre ! »
Maman se dresse sur son lit : « Julie, les monstres n'existent pas et je n'entends rien moi ! » .
- « Oui, mais écoute mieux »,
Maman allume la lampe : « çà suffit, maintenant, retourne au lit, allé zou »
- « mais c'est que, bon j'ai compris ».
Julie court se réfugier dans son lit, se cache sous les couvertures et écoute, rien pas un bruit, « ouf ».
Dans la chambre de maman, le calme est revenu, la lumière est éteinte, maman s'est rendormie...
Grragrra, Julie blottie sous les couvertures, entend ziii grragrra...
Julie sent sa peur, la porte du grenier s'est ouverte, le monstre est dans l'escalier...
La petite fille retient son souffle, que va-t-elle faire, le monstre arrive. Cachée sous les couvertures, Julie l'imagine : un monstre vert à poils longs, aux yeux globuleux... ou un fantôme flottant dans l'air, une sorcière à long nez et remplie de pustules, un vampire prêt à la dévorer ???
Julie tremble de peur, grragrra grrragrrraaah, puis elle entend comme un froissement.
Puis plus rien !!!!
Terrifiée, Julie retient son souffle, puis d'un bond se dresse sur son lit.
Il est là dans l'embrasure de la porte, deux yeux verts la fixent.
Julie le fixe aussi, il reste immobile un long, long moment, puis d'un bond Julie plonge sur l'interrupteur de sa lampe de chevet et ...
le monstre ne bouge pas, mais julie sourit : « Pilou, c'est toi, bein çà alors !!! »
La petite fille sert son chat contre son coeur,
Oh Pilou est tout sale, plein de poussières, mais çà Julie s'en moque !!!
Blottie dans le noir, Julie sent la chaleur du petit chat et surtout, elle voit ses yeux verts...
Mais rassurée, épuisée, elle s'endort.
Béatrice Francq
Le texte est la propriété de son auteur, il ne peut être modifié ni reproduit.
20:46
Écrit par Sources d'harmonie a.s.b.l.
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19.10.2008
La peur du loup
Louvy n'est pas un loup ordinaire, ah çà non alors ! il est vraiment un loup extraordinaire, oui oui extraordinaire...
Nous savons tous que les loups - je veux dire les vrais loups - aiment manger les animaux et même l'homme parfois ; ils adorent l'odeur du sang chaud qu'ils hument avec délectation et dévorent lapins, renards, poules, ... en un mot, tout ce qu'ils trouvent à se mettre sous les crocs.
Mais notre louvy lui est un étrange représentant des loups carnassiers, écoutez plutôt : le matin au petit déjeuner, il dévore quelques fleurs et parfois quelques feuilles d'arbres et le soir pour son souper, il apprécie une soupe aux lentilles ou aux tomates ; entre ses repas, il grignote 2 ou 3 carottes. Bref notre loup est végétarien ! Oui vous entendez bien vé-gé-ta-rien.
Pourtant lorsqu'il se promène dans la forêt et qu'un animal l'aperçoit au loin, ce dernier détale plus vite qu'un lièvre, s'encoure le plus vite qu'il peut tant la peur d'être dévoré est grande.
C'est sans doute pour cela que notre ami louvy se sent si seul ; il aimerait avoir des amis, mais chaque fois qu'il s'approche d'un peu trop près d'un terrier de lapins, celui-ci se referme aussitôt. Quand il aperçoit des animaux jouant au bord de la rivière et qu'il coure vers eux espérant se joindre à leurs jeux, tous disparaissent en un éclair. Alors notre loup est de nouveau seul, si seul...
Un matin de printemps pourtant, au cours de sa promenade matinale son attention est attirée par une odeur agréable. Il s'arrête pour humer ce délicieux parfum et entend de petits sanglots. En s'approchant, Louvy voit un petit écureuil coincé dans un trou. « Bonjour petit écureuil, ne pleure pas, je vais t'aider », mais l'écureuil se met à trembler et en pleurnichant de plus belle, il s'écrie : « Au secours un loup, je suis fini, je vais mourir, maman » Louvy arrête en soupirant et lui dit « mais non tu ne vas pas mourir, tu es simplement coincé dans ce trou, mais je vais t'aider à en sortir et ensuite je te porterai sur mon dos jusqu'à chez toi » . L'écureuil semble de plus en plus apeuré . « Comment, tu veux aller chez moi et manger tous les miens, je ne te conduirai pas, tu te contenteras de moi comme festin ».
Notre louvy soupire à nouveau , « toi aussi, tu as peur de moi, dommage » et à ces mots notre loup libère l'écureuil de sa prison en enlevant les branches recouvrant le trou dans lequel il était tombé.
Une fois, libéré de son emprise, l'écureuil s'encourt sans demander son reste et Louvy reste seul contemplant le trou vidé de son occupant d'infortune...
Quelques jours plus tard, Louvy retrouve l'écureuil. Celui-ci est en équilibre précaire, très précaire sur une étroite branche surplombant un nid de fourmis, il se cramponne à sa branchette, il n'a plus beaucoup de force et va bientôt s'écraser dans la fourmilière . Louvy attrape doucement la branche dans sa gueule et tire lentement vers lui, obligeant la branche à se plier vers la gauche, ce qui permet à l'écureuil maladroit de se laisser glisser sur l'herbe tendre... Une fois encore notre écureuil s'encourt loin, loin de Louvy tant sa peur d'être dévoré est grande... Une autre fois, pendant que Louvy est en train de cueillir des fruits pour son goûter, il entend des sanglots.
C'est une petite lapine qui pleurniche au pied d'un pommier, Louvy s'approche doucement et lui demande : « que puis-je faire pour que tu ne pleures plus ? ». La lapine se frotte les yeux et timidement lui demande :
« tu n'es pas un loup hein ? si si mais je ne te veux aucun mal, dis-moi pourquoi tu pleures, je dois pouvoir t' aider ».
« M'aider, mais tu vas me manger ! ah çà non je ne mange que des fruits et des plantes, je ne mange pas d'animaux !, répond Louvy. Si tu veux, tu peux partager mon repas, une soupe aux pois et des belles prunes pour le dessert ».
La lapine qui a très faim accepte avec méfiance et voilà nos deux amis partageant un repas savoureux...
« Bon reprend Louvy, tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu pleurais tout à l'heure ? Parce que mes parents sont partis à la grande fête annuelle des lapins qui a lieu à deux jours de marche d'ici, mais je me suis perdue et je ne les retrouve plus... J'ai un peu peur seule dans cette grande forêt... »
« Je te propose de dormir chez moi et demain je te conduirai à cette fête, tu grimperas sur mon dos comme cela nous irons plus vite et le lendemain après un petit déjeuner succulent, nos amis se mettent en route vers la fête des lapins... Mais lorsqu'ils arrivent à la fête, un vent de panique s'empare des lapins, un loup, un loup, s'écrient-ils et tous se mettent à courir dans tous les sens... Alors Louvy se couche pour laisser lapine descendre de son dos et tristement quitte la fête une larme à l'œil, Il aurait tellement voulu faire la fête avec sa nouvelle amie, mais à quoi bon... Dépité, il prend le chemin de son logis.
C'est dur d'être un loup pense-t-il, jamais je n'aurai d'amis, tous les animaux de la forêt me craignent et moi j'ai peur des autres loups qui me forcent à manger les animaux qu'ils tuent, moi qui ne veut tuer personne, qui souhaite simplement avoir des amis...Pendant ce temps, lapine a rassuré tous les lapins, le loup est parti, venez il n'y a plus rien à craindre et la fête a repris. Pourtant lapine ne s'amuse pas comme les autres années, elle pense à son ami Louvy.
Lapine questionne alors sa mère : « un loup et un lapin ça peut être ami ? Non ma chérie les loups mangent les lapins, si tu vois un loup tu dois t'enfuir le plus vite possible... Mais Louvy il m'a aidée, il m'a conduite ici, alors ? Oui, oui, il croyait certainement croquer plus de lapins en s'invitant à la fête. Crois-moi ma fille méfies-toi du loup ».
De retour dans la forêt, lapine va rendre visite à son nouvel ami. Celui-ci est en train de faire de la mousse de framboises et lapine se régale, elle se lèche les babines en savourant le dessert succulent de son ami. Ensemble, ils jouent à crier comme les loups féroces ! le soir en rentrant chez elle, lapine effraye ses frères et sœurs en imitant le hurlement du loup. elle rit de bon cœur en voyant ses amis courir aux abris. Alors si vous apercevez une lapine au cri de loup c'est que Louvy n'est pas loin, mais ne vous effrayez pas, ils ne vous feront aucun mal...
L'amitié vraie fait fi de toute différence pour ne voir que les ressemblances !
21:18
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18.04.2008
Siloe la goutte d'eau
Siloé est une petite goutte d'eau qui vit avec ses frères et sœurs dans une source appelée ‘sérénité'. Dans cette source Siloé passe une enfance douce et joyeuse. Le temps s'écoule harmonieusement sans grand bouleversement, mais Siloé rêve de vivre autre chose. Elle voudrait découvrir le monde, voir du pays, vivre des aventures extraordinaires au lieu de se prélasser dans le calme et le ronron du quotidien.
Un beau matin, une pluie fraîche arrose la petite source et notre gouttelette interpelle cette averse : « Puis-je venir avec toi ?, tu as de la chance, tu connais le monde alors que moi je dois me contenter de cette source.»
« Bien sûr répond la pluie, tu peux m'accompagner. »
Voici notre gouttelette partie à l'aventure.
Siloé se mêle aux autres gouttes formant la pluie et vole avec elles poussée par le vent, elle rencontre l'orage et le tonnerre qui crient très fort, trop fort pour elle qui en a une frousse bleue, « tu parles d'une aventure ! » elle traverse des montagnes, longe des rivières, court jusqu'à la mer, franchit des océans, ... Siloé va toujours plus loin, elle se surpasse pour être certaine de tout découvrir, de tout voir, de tout connaître. Elle ne sent pas la fatigue s'accumuler tant sa soif d'apprendre est grande. Notre gouttelette ne dort presque pas, mais un soir c'est trop, le vent souffle fort, trop fort, c'est la tempête et Siloé est à bout de force. Elle tombe, tombe et se retrouve dans une petite, toute petite mare au beau milieu d'un jardin.
Elle dort profondément durant plusieurs jours tant le manque de sommeil est gigantesque. A son réveil, elle est accueillie par Sibel l'hirondelle qui lui dit : « Alors Siloé, le voyage t'a-t-il plu ? » « Oui j'ai vu le monde entier, mais maintenant je suis si fourbue que je pourrais dormir une éternité et tu sais quand je ferme les yeux c'est ma source que je vois, je ne sais cependant pas si je la retrouverai un jour. » « Si tel est ton désir, repose-toi encore et quand tu seras prête, je t'aiderai à rentrer chez toi. » « Exténuée, elle dort encore très longtemps puis un matin de printemps, elle s'éveille et dit à son amie : « tu sais, maintenant je crois que je suis prête pour le voyage du retour. » Ensemble, elles s'envolent pour rejoindre la source SERENITE.
Béatrice Francq
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19:37
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11.03.2008
Lilou ou la découverte de soi
Au pays des souris, vit Lilou un petit souriceau qui voudrait grandir, faire ses propres choix, mais qui a tellement peur de décevoir son entourage et de se tromper qu'il est incapable de prendre une décision sans demander conseil à ses parents, frères et soeurs ou encore à ses amis. L'ennui est qu'au plus il demande des conseils, au plus il reçoit des avis différents ; la situation se transforme en un véritable casse-tête.
Ce matin là, Lilou est appelé chez Souriinstit : « Mon petit Lilou, les départs en vacances sont pour bientôt et tu n'es toujours pas inscrit, il est plus que temps que tu me dises dans quel groupe tu désires t'insérer. Sinon, il sera trop tard. »
Lilou reste muet tant la peur de gâcher ses vacances le tenaille. Il sort de la classe et se met à réfléchir : « j'ai demandé tant de fois conseil aux autres et j'ai reçu une quantité incroyable d'avis si divergents que je ne sais plus quoi penser. Pourquoi, je n'arrive pas à savoir ce que je veux alors que tous les autres le savent depuis longtemps ? si ça continue, je vais passer toutes les vacances à la maison alors que je n'en ai aucune envie ; je peux aller à la ferme avec Sourimi ou encore à la mer avec Sourideau ou peut-être faire un périple en montgolfière avec Souripierre, oh lala !, je ne sais vraiment pas quoi faire ».
A ce moment, plongé au plus profond de ses pensées nébuleuses, il bouscule son amie Souricette qui lui demande en souriant : « Lilou que se passe-t-il, tu as l'air si triste ? »
Lilou lui raconte alors l'ampleur de son marasme. Souricette, qui est toujours de bon conseil, lui suggère d'aller voir Sagesouri la doyenne du quartier.
A peine Souricette eut-elle terminé sa phrase que notre souriceau s'en court chez Sagesouri, car elle, c'est sûr, a la solution pense-t-il. Sagesouri écoute patiemment Lilou en tirant sur sa pipe avant de s'adresser sereinement à lui d'un regard apaisant : « tu attends une réponse de ma part alors que la solution est en toi, toi seul connais tes désirs intérieurs, écoute-les, tu en détiens la clé, ose te faire confiance. » Sur ces mots Sagesouri disparaît dans un nuage de fumée multicolore laissant Lilou totalement perplexe et désemparé.
Ce soir là, dans son lit Lilou ne trouve pas le sommeil. il repense aux paroles de Sagesouri. L'épuisement finit néanmoins par le gagner et il s'endort.
Il est coutume de dire que la nuit porte conseil. Je dirais que dans le cas présent, le rêve est révélateur.
Nous sommes au crépuscule, il règne une atmosphère calme et douce. Lilou marche sur un chemin sinueux, mais soudain le sentier disparaît dans les fourrées. Lilou regarde à gauche, à droite ; il découvre avec stupéfaction que de chaque côté partent d'autres chemins. Par où dois-je aller s'exclame-t-il ? Apeuré, il reste immobile et attend de l'aide. Le soleil luit encore faiblement dans le ciel, il n'est pas encore tout à fait couché. Lilou tente d'implorer son aide : « eh ! ami soleil peux-tu me dire quel chemin prendre toi qui vois tout de la haut ? » « Ah non moi je suis fatigué, dit-il en baillant, je vais me coucher et de toute façon tu es assez grand pour t'en sortir, cherche bien. » Sur ces mots le soleil prend congé de Lilou.
Lilou est donc bien obligé de faire son choix et se dirige lentement, précautionneusement, la peur au ventre, sur le chemin de gauche. En marchant, il entend un doux murmure qui lui susurre « BRAVO » et un peu rassuré, il poursuit sa route jusqu'au prochain carrefour. Lilou s'arrête, hésite, regarde furtivement partout et aperçoit la lune. « lune ! toi si gentille, peux-tu me dire quel chemin prendre ? » « Non Lilou, toi seul trouveras le chemin qui te conviens, et puis moi je n'ai pas le temps de t'aider, je suis bien trop occupée. » Un peu dépité, Lilou opte pour le sentier de droite, il entend à nouveau un léger murmure lui susurrer « ose ». Ravigoté à nouveau, il continue son chemin d'un pas plus assuré. Subitement, il se retrouve face à un ruisseau, dénué de pont, Pas l'ombre d'un sentier pour longer le cours d'eau. Lilou veut alors faire demi-tour, mais à cet instant un arbre tombe au travers du chemin. Je suis coincé ici pleurniche-t-il comment faire ? A ce moment, un hibou passe dans le ciel, Lilou tente de l'appeler, mais en vain celui-ci ne semble pas l'entendre. Lilou regarde attentivement le ruisseau et s'aperçoit que de gros cailloux forme un passage à gué. Il décide de traverser courageusement. Arrivé de l'autre côté, il continue sa randonnée et entend à nouveau ce léger murmure lui susurrer : « ETRE TOI ». Lilou affirme son pas, il sent la peur diminuer et la confiance le gagner. Tout à coup, le chemin se transforme en un tunnel sous une colline, Lilou hésite un petit instant à y pénétrer. C'est alors qu'une étoile filante entre dans le tunnel. Sans crainte aucune, dénué de toute angoisse, Lilou la suit en courant; en un éclair, il traverse le tunnel. L'étoile filante lui sourit et lui dit : « BRAVO TU AS OSE ETRE TOI, LA CONFIANCE EST EN TOI. » C'est alors que l'étoile entre en Lilou qui tout illuminé se réjouit : « oui, j'ai gagné ma confiance, je sais maintenant que je détiens en moi la clé de mes désirs. » A ces mots, Lilou s'éveille et rempli de joie court retrouver toute la famille Souri au petit déjeuner en s'exclamant : « je sais où je vais passer mes vacances ».
Béatrice FRANCQ
Le texte est la propriété de son auteur, il ne peut être modifier ni reproduit
20:52
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20:39
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07.03.2008
Nani ou aimer sa différence
Nani est un papillon qui habite dans un pays très loin d'ici, un pays où tout est coloré ; les papillons sont multicolores, les fleurs sont de couleurs éclatantes, le ciel est d'un bleu si intense, les herbes sont vertes mais d'un vert que l'on ne voit nulle part ailleurs. Bref dans ce pays, les couleurs sont plus belles, plus flamboyantes que sous d'autres cieux. Toutes les couleurs ? NON, pas celle de Nani, car lui Nani est le seul papillon à n'être que d'une seule couleur. Et pas n'importe laquelle ! Nani est gris, oui gris !!! un gris banal, quelconque. C'est sans doute pour cela, que Nani ne s'aime pas, il ne se trouve pas beau, il a honte d'être le seul papillon d'un gris si triste, d'ailleurs il est triste, si triste qu'il ne rit jamais. Nani passe le plus clair de son temps à contempler de loin les autres papillons et à les admirer. Mais, lorsque quelqu'un lui adresse la parole, il baisse les yeux, bredouille quelques mots incompréhensibles et s'enfuit, s'envolant le plus loin possible. Son attitude provoque le plus souvent, vous vous en doutez, l' éclat de rire général.
Pourtant un jour, une papillonne multicolore le regarde gentiment et lui dit : « Nani, je suis certaine que tu es quelqu'un de formidable, car je te trouve exceptionnel, oui exceptionnel, car toi seul ne possède qu'une seule couleur, tu sors de l'ordinaire ». Nani reste sans voix devant les propos de cette papillonne, c'est la première fois qu'il entend ce genre de paroles, il en est tout retourné.
Alors Nani commence à se regarder dans le miroir et découvre qu'il n'est pas si mal que cela, il réfléchit aux paroles qui lui résonnent sans cesse en tête : « quelqu'un d'exceptionnel, quelqu'un d'exceptionnel ». Nani se répète ces mots, les encre en lui, il commence petit à petit à se joindre aux autres papillons. Oh, au début, c'est difficile, mais finalement, il arrive à se sentir bien au milieu de ses congénères. Lors d'une fête, la papillonne à l'origine de sa transformation l'invite à danser et Nani accepte avec enthousiasme, il s'amuse vraiment en compagnie de cette charmante demoiselle. ils rient même ensemble et petit à petit Nani se métamorphose tel un papillon quittant sa chrysalide. Nani prend de l'assurance, il finit par s'aimer et apprécier sa différence qui fait de lui, comme une belle papillonne lui a soufflé un jour, un être exceptionnel, oui, exceptionnel !
Béatrice FRANCQ
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17:08
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25.02.2008
Sources d'Harmonie c'est...
SOURCES d'HARMONIE est une asbl active dans la promotion de l'harmonie individuelle et collective par l'animation d'ateliers d'épanouissement personnel.
Pour en savoir plus, suivez le lien...
http://sourcesdharmonie.over-blog.com/
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21:01
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Marmottine ou la hantise du sommeil
Marmottine est une petite marmotte courageuse, oui courageuse car le soir, elle n'est jamais fatiguée. Marmottine retarde toujours le moment de se coucher prétextant qu'elle a encore quelque chose à faire.
« je n'ai pas sommeil et puis d'ailleurs, je dois terminer de ranger la vaisselle » ou encore « je n'ai pas terminé mon livre, je dormirai plus tard »...
Bref, notre marmotte fuit tous les soirs le moment du coucher. Oh pourtant, elle sait bien que de toute façon elle finira par s'endormir, mais le plus tard sera le mieux !
Pourtant, au pays des marmottes dormir est un plaisir, une occupation très importante. Les autres marmottes ne comprennent d'ailleurs pas pourquoi Marmottine agit de la sorte. Elles en ont parfois assez de voir Marmottine s'endormir à tout moment.
De plus, Marmottine bâille très souvent, elle somnole régulièrement Lorsqu'une amie lui dit : « Marmotine, tu devrais aller dormir plus tôt le soir, regarde toi, tu es fatiguée et tu as une petite mine » notre marmottine se fâche et s'emporte : « je ne suis pas fatiguée, je t'assure, je suis en grande forme d'ailleurs dormir ne sert à rien ! »
Un soir où Marmottine est à la fenêtre de sa chambre occupée à contempler les étoiles au lieu de dormir, une étoile filante s'approche de sa fenêtre et lui dit : « bonsoir, Marmottine la nuit est douce, tu peux aller dormir sans crainte » Marmottine se rebiffe : « je n'ai pas peur, je n'ai pas sommeil, c'est tout »
« Oui dit l'étoile, je t'observe depuis un long moment et je sais que tu ne désires jamais aller dormir, mais derrière ton désir de rester éveillée se cache une peur profonde, quelle est cette peur Marmottine ? »
Notre marmotte reste un long moment silencieuse. « Je crois que j'ai peur de ne pas me réveiller, de ne pas avoir le temps de tout faire, de tout voir », finit-elle par exprimer.
« C'est donc pour cela que tu tentes de rester éveillée aussi longtemps et après tu finis tout de même par t'endormir, mais regarde, tu te réveilles toujours, non ? » « Oui bien sûr, je me réveille, mais un jour, je ne me réveillerai plus »
« Oh ! ce jour est encore loin et tu sais, plus tu dors longtemps, plus tu prolonges ton temps de vie, car pour être résistante aux maladies, tu as besoin de bien dormir. » « Tu es sûr ? si je dors la nuit, je vivrais longtemps ? »
« Oui et moi je veille sur toi, alors tu peux dormir en paix et comme cela, le jour tu seras en forme pour découvrir les merveilles de la vie qui te sont données à rencontrer, crois-moi Marmottine, pour vivre ta vie intensément, il est important que tu dormes sans crainte ! »
Depuis, ce soir-là, notre Marmottine est toujours disposée à aller se coucher et avant de s'endormir, elle pense à son amie l'étoile qui veille sur son sommeil.
Ses amis sont heureux de pouvoir partager des moments de joies avec elle, car elle ne s'endort plus jamais n'importe où.
Béatrice FRANCQ
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20:35
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Loin des yeux, près du coeur
Noémie est confortablement installée, couchée sur le lit de sa mamylou.
Noémie pense à sa mamylou, elle se souvient de ses paroles lorsque son petit chat est mort : « oui pleure ma chérie, c'est normal d'être triste, je sais tu ne t'attendais pas à la mort du petit chat, mais tu sais tout le monde meurt. Le jour de notre naissance, nous savons qu'un jour, nous allons mourir, pourtant tous nous faisons semblant de l'oublier ; curieux ! ». Noémie se souvient du sourire de mamylou, de ses câlins qui lui ont fait du bien. Puis ensemble, elles ont mis le petit chat dans une boîte à chaussures, ont décoré la boîte, creusé un trou sous le pommier. Ensemble, elles lui dirent au revoir, se sont souvenues de ses farces quand il déroulait les pelotes de laine de mamylou, quand il sautait sur les genoux de mamylou juste au moment où moi, Noémie, je voulais un câlin. Ensemble, elles ont ri. des souvenirs amusants du chat. C'est à ce moment que mamylou a dit en souriant : « loin des yeux, près du cœur, jamais nous ne t'oublierons toi notre ami ».
Noémie repense à toute cette conversation avec mamylou. Ensemble, elles parlaient du chat, elles parlaient au chat, comme s'il était là ; d'ailleurs, il est toujours là, seulement on ne le voit plus.
Mamylou a dit que « le chat est dans mon coeur pour toujours », « et moi, je suis sûre qu'elle avait raison, non, elle a raison ».
A son tour, mamylou est partie ce matin, c'est maman qui me l'a dit « Noémie ma chérie, je dois te dire quelque chose de triste, mamylou est partie cette nuit, tu ne la reverras plus jamais » Maman pleurait, des larmes coulaient sur ses joues et moi j'ai pensé à mamylou, alors j'ai pris maman dans mes bras et je lui ai dit à l'oreille : « ne pleure plus maman tu sais loin des yeux, près du coeur. C'est mamylou qui me l'a dit un jour quand on meurt, on s'installe confortablement dans le coeur des personnes que l'on aime très fort et toi ta maman, elle t'aimait très, très fort ».
Dans les larmes de maman Noémie a vu un sourire et ce sourire c'est celui de mamylou, oui le même sourire. Alors la petite fille a fait un clin d'œil à sa grand- mère, contente de voir que sa mamy était déjà confortablement installée dans le coeur de maman.
Ensuite, Noémie a demandé à maman si elles allaient mettre mamylou dans une boîte puis sous le pommier comme le chat. Surprise, maman a expliqué que les humains sont enterrés dans un cimetière et pas sous un pommier comme les animaux, qu'i y aurait beaucoup de monde : les amis de mamy, la famille, toutes les personnes qui aimaient mamy et que mamy aimait.
Voilà, ce matin, tous, nous avons dit au revoir à mamylou. Tous étions habillés en noir parce qu'il paraît que c'est la couleur du deuil, mais moi, je n'aime pas le noir et toi mamylou tu me disais que je suis belle en rose, que je ressemble à l'amour ; alors pour toi, je suis en rose et je reste sur ton lit en regardant tes livres d'images. Je crois entendre ta voix. j'ai envie de pleurer pour que tu me consoles comme avant. Je regarde nos photos et je suis bien car loin des yeux, près du coeur. Quand je ferme les yeux, j'entends mon coeur, je sens de la chaleur et je sais que tu es bien installée dans mon coeur, comme dans celui de maman. je ne sais pas comment tu as fait pour mourir et venir dans notre coeur, mais ce n'est pas grave. Quand je serai vieille comme toi, je saurai comment faire...
Quand je me regarde dans la glace, parfois je vois ton sourire sur mon visage et j'entends « loin des yeux, près du coeur ». Alors je cours vers maman lui apporter ton sourire. Ensemble, nous parlons de toi, nous mangeons tes desserts préférés comme quand j'étais triste et que tu me disais : « mange un gâteau ma chérie, car les gâteaux réchauffent le cœur ». Alors nous sommes heureuses de te savoir près de nous. Jamais, nous ne t'oublierons et jamais tu ne nous oublieras.
LOIN DES YEUX, PRES DU COEUR...
Béatrice FRANCQ
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20:27
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Mousseline ou "l'évolution passe par l'acceptation"
Mousseline est une très belle jument, mais elle est particulièrement mélancolique et nostalgique. Sa mélancolie se transforme tantôt en profonde tristesse, tantôt en une violente colère, tantôt en peur ou encore en un criant sentiment d'injustice...
Mousseline ressent tout ce mal de vivre depuis son accident. Avant, tout lui semblait si facile, si beau ; elle se souvient comme elle était heureuse avant.
Avant quoi me direz-vous ? eh bien, avant de devoir changer de vie par la force des choses. Oui, Mousseline pense que sa vie est cassée et sans valeur depuis le jour où elle s'est brisée « cette foutue patte », car depuis ce jour, elle boîte affreusement et ne peut donc plus courir. Pensez, comme c'est terrible pour une jument championne en courses hippiques !
Mousseline est déchirée entre son désir d'être, d'exister et la réalité du moment lui rappelant sans cesse qu'elle n'est plus ce qu'elle était, que désormais elle ne gagnera plus jamais aucune course. Colère, injustice, peur de ne pouvoir surmonter son handicap, tristesse, regret du passé ; toutes ces émotions sont présentes et confuses en elle. Mousseline ne sait comment y faire face.
Ce jour-là pourtant, Mousseline, qui sent en elle une infinie tristesse, est interpellée par de grands et francs éclats de rire. « Qui peut donc bien s'amuser comme cela ? ce rire semble aussi beau que le murmure de l'eau ! » Mousseline s'approche et remarque que les éclats de rire proviennent de la vieille jument Sidoline trottinant avec deux enfants sur le dos, elle les écoute un long moment rêveuse puis se replonge dans sa mélancolie.
Dans l'après-midi, la jument si rieuse vient à la rencontre de Mousseline et en souriant, lui adresse ces quelques mots : « la vie est belle tu sais, c'est le bien le plus précieux que tous nous possédons ». Mousseline ne répond pas, car elle n'a pas la moindre envie de trouver que la vie est belle, mais Sidoline poursuit : « oui c'est merveilleux de vivre, cela nous permet d'être créative, de réaliser nos projets, de grandir ». Mousseline en a assez et sent la colère l'envahir : « toi tu trouves que la vie est belle alors que pour moi, elle est injuste et cruelle, cette vie que je vis maintenant, je ne l'aime pas ; je voudrais tant retrouver ma vie d'avant ». Dans la voix de Mousseline, Sidoline perçoit de l'agacement ainsi qu'une profonde tristesse alors Sidoline s'adresse à elle doucement et lui dit : « le passé même s'il est plus agréable que ce que tu vis aujourd'hui, tu ne peux le retrouver. Par contre, te reconnaître telle que tu es maintenant dans le présent peut t'aider à te construire un futur merveilleux ». Mousseline s'exclame dans un soupire : « créatrice ! comment être créatrice alors que je ne suis plus qu'une jument toute cassée ». Sidoline lui murmure « oui je sais ce que tu ressens, moi aussi à une époque j'ai pensé comme toi, mais tu sais même si tu ne peux plus courir, tu peux faire tellement d'autres choses, croie moi il y a en toi une force créatrice si grande que si tu la laisses s'exprimer, tu seras surprise de tout ce que tu pourras entreprendre ».
Ce soir-là, Mousseline songe à sa conversation avec Sidoline et sourit en pensant à la joie des enfants sur le dos de la jument. Elle s'endort enjouée. Le lendemain, Mousseline se réveille toute contente, elle a rêvé qu'elle devenait une jument raconteuse d'histoires et elle se met à rire d'un rire si beau, si chaleureux, un rire comme les rires si lointains de son enfance. C'est vrai j'ai toujours aimé écouter des histoires quand j'étais petite alors à partir d'aujourd'hui je deviens conteuse et Mousseline sort dans le jardin et appellant les enfants du manège elle se met à raconter pour le bonheur de tous.
Béatrice FRANCQ
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20:18
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